Au rugby à XIII, certaines fautes reviennent à chaque match. La plus connue est l’en-avant, mais le hors-jeu et les plaquages irréguliers comptent aussi parmi les fautes les plus courantes du rugby à XIII. Cet article passe en revue ce qui est sanctionné sur le terrain, et de quelle manière.
Mêlée pour les fautes techniques, pénalité pour les fautes de jeu, carton pour les fautes graves : la hiérarchie des sanctions tient en trois lignes.
⚡L’essentiel en bref
- En-avant : faute la plus fréquente, sanctionnée par une mêlée.
- Hors-jeu : sanctionné par une pénalité.
- Plaquage haut ou dangereux : pénalité, et carton selon la gravité.
- Obstruction : pénalité, et essai annulé le cas échéant.
- Carton jaune : 10 minutes hors du jeu (sin bin). Carton rouge : exclusion définitive.
L’en-avant, la faute la plus fréquente
L’en-avant est la faute la plus commune au rugby à XIII. Elle consiste à faire progresser le ballon vers l’avant avec la main ou le bras, soit en le laissant tomber, soit en le passant à un coéquipier placé devant le porteur. Au rugby, le ballon ne se passe jamais vers l’avant : c’est une règle de base.
L’en-avant n’est pas une faute grave, c’est une maladresse. Le jeu reprend simplement par une mêlée, accordée à l’équipe qui n’a pas commis la faute. Le ballon change donc de camp, mais sans pénalité ni sanction individuelle.
Le hors-jeu
Un joueur est hors-jeu lorsqu’il se trouve devant un coéquipier qui joue le ballon, ou lorsqu’il ne respecte pas une distance imposée. Le cas le plus courant concerne la défense : à chaque play-the-ball, les défenseurs doivent reculer à dix mètres, à l’exception des deux marqueurs. Un défenseur qui avance trop tôt est hors-jeu.
Le hors-jeu prive l’adversaire de l’espace ou du temps auxquels il a droit. Il est sanctionné par une pénalité.
Les plaquages interdits
Le plaquage est au cœur du rugby à XIII, mais il est strictement encadré. Plusieurs gestes sont interdits :
- Le plaquage haut : plaquer un adversaire au-dessus de la ligne des épaules.
- Le plaquage sur un joueur qui n’a pas le ballon.
- Les plaquages dangereux : soulever un joueur pour le faire retomber sur le haut du corps, charger avec l’épaule sans chercher à entourer l’adversaire des bras, ou percuter un joueur en l’air.
Ces fautes sont sanctionnées par une pénalité et, selon leur gravité, par un carton.
L’obstruction
L’obstruction consiste, pour un joueur sans ballon, à gêner volontairement un adversaire afin de libérer de l’espace pour son porteur de ballon. C’est une faute, car elle empêche la défense de faire son travail normalement. Elle est sanctionnée par une pénalité, et un essai obtenu grâce à une obstruction est refusé.
Les sanctions : mêlée, pénalité et cartons
Toutes les fautes ne se valent pas. On distingue trois niveaux de sanction :
- La mêlée : pour les fautes techniques sans gravité, comme l’en-avant. Le ballon change simplement de camp.
- La pénalité : pour la plupart des fautes, du hors-jeu au plaquage irrégulier en passant par l’obstruction. L’équipe lésée la joue rapidement à la main ou la tente au pied pour 2 points.
- Le carton : pour les fautes graves ou répétées. Le carton jaune exclut le joueur dix minutes, une sanction appelée le sin bin. Le carton rouge l’exclut définitivement de la rencontre.
C’est le rugby à XIII qui a inventé l’exclusion temporaire, dès le début des années 1980, avant que le rugby à XV ne l’adopte à son tour.